Voici nos réponses au questionnaire conçu par la COFAC pour soutenir les associations culturelles locales.
Vous êtes candidat aux élections municipales de 2026. Les maires constituent des partenaires indispensables pour soutenir et accompagner les associations culturelles. Il nous paraît donc essentiel de connaître votre vision et vos priorités pour développer la culture et renforcer la vie associative sur votre territoire. Nous vous invitons à répondre à ces 10 questions. Vous pouvez, si vous le souhaitez, joindre tout document complémentaire que vous jugerez utile.
1. Quelle est votre ambition culturelle ? Comment sera-t-elle transposée dans votre future politique culturelle (et/ou celle de l’EPCI) ?
Une réelle ambition car la culture en milieu rural qui requiert une certaine forme de militantisme, est vecteur de transmission, d’apprentissage, de convivialité créatrice de lien social.
Dans le cadre de la Communauté de communes du Haut Limousin en Marche (CCHLEM), dans le nord de la Haute-Vienne, la compétence « Culture » appartient à la CCHLEM. Cependant, la commune du Dorat offre des outils de diffusion culturelle importants : un Cinéma associatif soutenu par la Mairie, une Ecole de Musique associative adossée à une Harmonie très active depuis la fin du XIXe siècle, une association patrimoniale qui assure les visites de la ville et maintient la connaissance de l’histoire locale (Le Dorat Tourisme et Patrimoine), un lieu culturel et galerie d’art privés dans le cadre de l’ancienne Chapelle Notre-Dame du Temple (depuis une dizaine d’années).
Cette ossature est centrale mais nous envisageons de soutenir toute autre initiative qui peut marquer le renouvellement ou l’élargissement de l’offre culturelle : favoriser des résidences d’artistes dans des espaces communaux (accueils en résidence et logement...), valoriser les artistes présents sur notre territoire, qu’ils soient plasticiens ou musiciens.
2. Quelle place accorderez-vous au secteur culturel dans votre projet municipal ?
Dans la mesure où la culture en ruralité est un secteur fragile, nous entendons valoriser et maintenir les activités dans leur diversité en s’appuyant sur ce qui existe et en suggérant des transversalités entre la commune et l’intercommunalité qui a la compétence culturelle.
Il convient de rapprocher propositions enseignantes et propositions d’animations et de concert, de rapprocher professionnels et amateurs autour d’institutions importantes privées ou publiques soutenues par la communauté de communes du Haut Limousin en Marche : Ferme de Villefavard (Centre culturel de rencontres), Théâtre de Bellac (scène subventionnée), Médiathèques...
Pour ce qui est de la commune du Dorat (87210) : le Cinéma, l’Harmonie et l’école de musique les Enfants du Dorat, Les RDV de la Chapelle (Galerie d’art), Art’SophCréa, le Jumelage, Le Dorat-Tourisme et Patrimoine...
3. Quelle place accorderez-vous aux associations locales, et en particulier à celles à dimension culturelle, dans votre projet municipal ?
Leur place est centrale ! Ces associations culturelles (y compris d’autres associations qui offrent des possibilités de se rendre à des spectacles à Limoges ou ailleurs, ou de faire des voyages culturels) constituent l’ossature de cette politique mais doivent être financièrement soutenues malgré un contexte budgétaire difficile. La concertation avec ces associations est donc au cœur de cette politique culturelle.
4. Quelle sera votre politique en matière d’accès des habitants aux structures publiques culturelles ?
Essentiellement communiquer toujours mieux et plus avec l’ensemble de la population du Dorat et des alentours, autour de l’offre culturelle et de sa diversité, qu’il s’agisse de lieux d’apprentissage ou d’événements particuliers.
5. Quelle co-construction de la politique culturelle et des investissements nécessaires mettrez-vous en place avec les habitants en général, et avec les associations en particulier ?
Il s’agit bien de co-construction ! il faut accompagner les projets d’aménagements (locaux, matériel) en s’appuyant sur l’expertise des associations concernées. Il faut pouvoir proposer aux chorales en particulier mais aussi à des groupes musicaux divers des locaux de répétition fonctionnels, été comme hiver.
Il faut sans doute aussi aider certaines associations à faire plus ou à s’adapter aux nouvelles données culturelles et patrimoniales (service-civique, étudiants stagiaires saisonniers...).
6. Quelle coopération concrète envisagez-vous entre les institutions culturelles, municipales ou intercommunales, et les associations culturelles du territoire ? Comment favoriserez-vous également la coopération avec les institutions culturelles publiques, relevant d’autres niveaux de collectivités ou de l’État ?
Dans la CCHLEM, il existe déjà des collaborations entre institutions culturelles soutenues par l’intercommunalité et d’autres acteurs communaux, associatifs ou non. Des concerts de la Ferme de Villefavard, en particulier pendant le festival du Haut-Limousin, sont donnés dans différents lieux de la commune (collégiale, chapelles, jardins...). Il en est de même d’événements de la saison du Théâtre du Cloître à Bellac. Cette pratique « décentralisée » qui touche aussi les établissements scolaires est maintenant couramment admise, entrant dans le « cahier des charges » de ces institutions.
Cependant, nous pouvons faire mieux en tant qu’élus, en étant plus présents encore dans les commissions culturelles de l’intercommunalité, en invitant à des échanges les associations communales porteuses de projets et les responsables de ces institutions intercommunales.
7. Quelles seront les modalités de soutien financier et de subvention des associations culturelles, tant pour leur fonctionnement que pour les actions qu’elles portent ?
Nous poursuivrons la politique actuelle qui porte ses fruits : adaptation des subventions aux besoins de fonctionnement et structurels ; valorisation des événements exceptionnels en concertation avec les associations qui le demandent.
8. Quels moyens humains, matériels, financiers et de formations seront dédiés aux associations culturelles et d’éducation populaire lors du prochain mandat ? Comment envisagez-vous leur évolution au cours de ce mandat ?
En dehors de la continuité des aides traditionnelles, il faudra sans aucun doute mettre un accent plus volontariste à l’accès de la jeunesse, en particulier scolarisée, à la proposition culturelle. Favoriser et susciter des rencontres entre responsables associatifs et chefs d’établissements scolaires (école, collège, lycée professionnel).
Il faudra aussi soutenir et valoriser l’accès au chant choral amateur qui, dans notre territoire, souffre indiscutablement du vieillissement de la population, mais qui reste très dynamique.
9. Quelles modalités de mise à disposition des équipements publics envisagez-vous pour soutenir l’engagement associatif, l’organisation de réunions ou l’expression artistique des usagers/membres des associations de pratique amateur ?
Quatre institutions ont leurs lieux : l’école de musique, le cinéma, Le Dorat Tourisme et Patrimoine et les Rendez-vous de la Chapelle.
Pour d’autres, il existe la Maison des associations. Cependant il faudra être en mesure de répondre à des demandes spécifiques : lieux de répétitions pour les chorales ou d’autres ensembles si besoin en particulier.